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Souquières |
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lieux-dits nommés "Souquières"
principalement en Châtaigneraie
Étymologie - Article de Nice Matin
Étymologie - Article de La Montagne
Variantes orthographiques
selon l'annuaire téléphonique français
La question éventuelle d'une orthographe originelle de Souquières n'a pas de sens. En effet, des changements intervenaient fréquemment jusqu'au début du 20è siècle. Ainsi il n'existe pas de branches distinctes entre toutes ces orthographes, du moins dès que nous remontons avant la Révolution. L'orthographe aujourd'hui la plus souvent rencontrée est Souquières.
Dans la langue locale (occitan languedocien), " souquières "
désigne un lieu où se trouvent des souches d'arbres.
"On trouve entre 1600 et 1700, Souquière écrit / Socqieyre / qui correspond
à sa prononciation occitane:
/oc/=/ou/, /q/=/qu/, /ey/=/eil/ . Idem pour /Socqieyrou/ qui est le diminutif
occitan de Souquières" (source : Yvette Souquières)
Souche = souq
soucheire = soucheyre = souquière = endroit avec souches d'arbres
souchou = souchoun = petite souche
souco-sèco = souche sèche
SOUQUE - SOUQUES (Sud-ouest) Formes méridionales de SOUCHE - SOUCHET
Dérivé: SOUQUIERE : endroit parsemé de souches
Source: dictionnaire des Noms de famille : Marie-Thérèse Morlet (Perrin)
La signification donnée à Souquière est surnom de l'homme qui était originaire de Souquière = le champ mal défriché, l'endroit caractérisé par un grand nombre de souches. (source: dictionnaire des noms de famille en Auvergne de J-P Gonzalez).
Conférence le 4 août à Teissières de l'Institut d'Etudes Occitanes - IEO (C.Liethoudt)
"SOUQUIERES : de l'occitan -soquièra- (dérivé de -soca-, souche d'arbre)
qui signifie "l'endroit des souches".
Mentionné trois fois dans le Dictionnaire topographique du Cantal (Emile
Amé).
Ceci rappel la technique ancienne du cernage, qui consistait à couper l'écorce
tout autour de l'arbre, sur une faible hauteur, afin de le faire mourir. Faute
de bêtes de somme et d'outillage, une fois l'arbre abattu, les souches étaient
laissées sur place, jusqu'à pourrissement naturel"
(extrait du recueil des conférences des "Rencontres généalogiques
de la Châtaigneraie" 2001/2002, prochainement disponible sur Aprogemere)

écart : tout petit hameau à l'écart de toute autre habitation.
Sénergues : lieu-dit "La Souquerie" - Parroisse d'Aynès
(au bord du Lot) :
Notes du notaire Jalenques en 1765: Me Marie Eulalie Delom de la Sucquière
de Gironde, paroisse d'Aynès, épouse Joseph Jalenques de Cassaniouze.
Tarn
D'aprés le Tranier il y a 11 lieux-dits "La Souque" dans le
Tarn dont :
Angles : La Souque : Paroisse Saint-Martin
Puylaurens : Le Souq
Bournhounac : la Souque
Une propriété « La Souche » est située sur la commune de Pierrefort (Cantal). Un dessin la représentant date de 1848. A cette époque la ferme de « La Souche » faisait partie de la propriété du « Perrier ». Le propriétaire en était Auguste COSTES, banquier à Saint-Flour. Son toit était couvert de chaume vers 1950. Info de Bruno Stremsdoerfer

Un article signé par André COMPAN paru dans Nice-Matin en Août 1990
" Illustration du nissart et du provençal (CDLXXII) - Un lieu dit
la Souquière "
" Non loin de la forêt d'Asse (Alpes-de-Haute-Provence), un de nos
lecteurs, M. Aimé Reboul a noté un lieu dit la Souquière. Il l'a écrit
ainsi d'après la graphie officielle du cadastre et est resté perplexe quant
à sa signification.
Il est vraisemblable que cette forme peut prêter à confusion et nous retrouvons
en pays d'oc des variantes telles que : la souchière, la souchère, entraînent
normalement des appellations de patronymes. Ces différentes écritures ne laissant
guère de doute sur l'étymologie. Elle vient du gaulois *tsukka, même sens,
là où le latin classique se sert de : stipes, pilis ou caudex.
La souquièro est donc une clairière, un essart, un lieu défriché où il reste
encore des souches, sans doute trop importantes pour qu'on ait pu les déraciner.
D'autres noms de la même origine s'appliquent à cette définition : la soucàio
(nom de famille Soucaille), la soucarèdo, lou soucan.
Toujours dans les Alpes-de-Haute-Provence, nous citerons lou Souchié,
un bois près de Sainte-Croix-du-Verdon où abonde le champignon dit globulaire
turbith, qui a d'ailleurs pris ce nom commun de souchié dans le langage
courant, à rapprocher de soucareu, le champignon sur souches.
De ce terme de *tsukka que de filiations ! En provençal médiéval,
la soca est un tronc d'arbre coupé quasiment au niveau du sol. L'abbé
Pellegrini y voyait par comparaison le met niçois réputé de la soca - et
non : socca - Mais, en l'absence de documents anciens, nous ne trancherons
point de débat.
Chez Chrestien de Troyes, la forme de l'ancien français est : çoche, partie
d'un tronc coupé en terre. Chez Villon, la seuche est une grosse bûche.
Le nissart écrit souca et possède le diminutif soucoun, bûche.
Le gavot emploie soutso et c'est spécifiquement une bûche de mélèze. En gascon,
la souque est un tronc d'arbre quelque peu difforme et rabougri. En Sologne,
le sens est très restreint : il désigne par souche une imitation
de cierge où l'on ajuste une simple bougie.
L'ancien provençal soc a connu une certaine renommée grâce au célèbre
grammairien Uc Faidit qui lui donne le sens de grosse buche bien ronde.
Dans les documents médiévaux, il prend plusieurs acceptions. C'est un billot
de boucher (année 1278), un tronc dans lequel on glisse les offrandes (en 1380),
ou encore un affût de canon (en 1476).
Le diminutif souchon, devenu nom de famille, c'est un petit billot ou
morceau d'arbre taillés. En picard, le diminutif tsoquelet, choquelet, définit
ce qu'on a coupé d'un arbre en l'abattant à la hache.
Une autre forme de diminutif est fréquente ; tel est le cas du provençal souquets,
partie d'un arbre coupée au ras de terre ou encore blocs de bois destinés
à équilibrer une cuve.
En 1425, nous avons, noté lo soquet, le petit siège pour traire les
chèvres ou les vaches et le féminin soqueta, souche de bois bien sec.
Il ne faut pas confondre ici avec le français socque et son diminutif
socquette, issus du provençal soca, du latin soccus,
espèce de soulier bas, d'où chausson.
Dans le vocabulaire des agents forestiers sous les comtes de Provence, on utilisait
le verbe soquetar soucheta en langue moderne pour désigner
le fait de marquer les arbres à abattre. A Nice, le verbe dessoucaià décrit
l'action d'ébranler une souche, et par extension une pierre de taille avec
un pic ou une barre à mine.
L'artisanat y puise aussi des mots spécifiques : ainsi un bouosc
o un taulié soucarut, c'est un tronc d'arbre scié qui peut servir de table
rustique. De même dit-on à Nice un ressouc, pour un chicot d'arbre qui
peut servir de motif de sculpture. Quant au verbe ensoucà, il s'applique,
techniquement parlant, à l'art difficile de placer le mouton d'une cloche...
Le diminutif souquihoun, partie supérieure du cep de vigne, a été introduit
sous la forme souquillon par Alphonse Daudet en1891. En consultant la
droit médiéval en Provence, si cher au coeur du regretté professeur Aubenas,
que de découvertes : un souquet, en 1380, est un droit d'octroi
sur le vin, et en temps de disette financière, un reire-soquet est un
double droit sur la même boisson.
En 1432, un fonctionnaire qui sévit dans ce domaine apparaît au grand dam des redevables : c'est, logiquement, un soquatier, percepteur du droit ci-dessus, et un verbe en est issu : soquatejar, percevoir un tel droit. L'ancien français coche, mentionné ci-dessus, entraîne une manière de métathèse : souche couche, d'où un cossillon, éclat de souche de vigne et une coussette éclat de bois. Le croisement avec suc, éminence, donne en outre les noms de famille: Chuquet, Suchet.
Une dernière confusion est à éviter: avec Sòucu (accent grave sur le ò de sòu) souco, soco, du latin sulcus, labour, sillon, binage. Ce mot signifie en provençal, groupe, équipe et il est bien décrit par Mistral dans Mirèio: un groupe constitué par deux moissonneurs et une lieuse de gerbes permettant d'opérer la récolte de front sur un billon de blé. D'où la locution : faire sòuco, aller de compagnie, en amis.
André COMPAN - NICE-MATIN - Août 1990 "
Source : Article transmis par Maurice Souquières de Caen le 7/2/2000.

LA MONTAGNE 14.09.2003
Noms d'ici : SOUCHON, SOUCHAL, SOUQUIERE(S), SOUCHEYRE, SOUQ ET SUCHET
Ces patronymes prennent racine dans un vieux nom gaulois.
Pour retrouver leur origine, faisons un saut en arrière de plusieurs
siècles. Nous sommes bien en présence d'anciens surnoms donnés
dès le XIIIe siècle à des hommes originaires de lieux-dits
forestiers caractérisés par des souches. Mais il nous faut encore
reculer dans le temps pour retrouver le gaulois « tsukka » à
l'origine de l'allemand et de l'anglais « stock » (*) et de l'ancien
français « soque », « suche » : « souche
» :« partie restante d'un tronc, avec les racines, quand un arbre
a été coupé », comme dans :
« Là, d'une souche à demi consumée Sortait encore
un peu de fumée.. » ...
Ou encore, « partie basse du tronc », comme dans : « Tout
aussi comme de la racine vient la souche de l'arbre et de la souche les branches
».
Ces noms sont à rapprocher de l'auvergnat moderne « souchà », « suchà », « suchau » ; mais aussi du berrichon « suque », du picard « chuque », du provençal « soca », de l'italien « zoca ».
Attention cependant à ces exceptions :
- l'ancien français « souche » désignait également
le pied d'une plante en majeure partie enfoncée dans la terre, et notamment
le cep de vigne. De là, au figuré, la notion de « souche
» pour « source » et la locution « faire souche »
: « avoir des descendants »
- l'ancien français « souche » avait plusieurs autres sens
: « sorte d'oiseau », « petit soc de charrue », «
plante aromatique » et même «chausson », d'où
d'autres (rares) possibilités de surnoms
- enfin, l'ancien français « estoc » (voir plus haut, «
stock ») : « pointe de l'épée » avait aussi
un autre sens, celui de « souche », ce qui lui vaut d'être
cité dans cette chronique. Autrefois, on appelait « blanc-estoc
» la « coupe d'un arbre au plus ras du sol ». Par contre,
il est difficile de dire aujourd'hui quel était le sens du surnom à
l'origine du nom de famille Estoc.
Des hameaux et des hommes
Comme il se doit, nous retrouvons ces « bois à moitié défrichés
», ces « lieux caractérisés par la présence
de nombreuses souches. » dans notre région :
- « Souchal », sur la commune de Verneugheol dans le Puy-de-Dôme
- « Soucheyre », sur la commune de La Besseyre-Saint-Mary en Haute-Loire
- « Souchon », sur les communes d'Araules, de Lafarre et de Saint-Hostien
en Haute-Loire ; de Tours-sur-Meymont dans le Puy-de-Dôme
- « Les Souchons » sur la commune de Marcenat dans le Cantal, plutôt
dans le sens de « domaine anciennement habité par une famille Souchon
» (image de droire = Armes des Souchons)
- « Le Souq » sur la commune de Boisset ; la Souque sur la commune
de Leucamp dans le Cantal
- Souquière(s), La Souquière, Les Souquières, sur les communes
de Parlan, de Labesserette et de Saint-Constant dans le Cantal
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Nombre de foyers abonnés au téléphone en 1939
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France
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Auvergne
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Allier
|
Cantal
|
Haute-Loire
|
Puy-de-dome
|
|
| Souchal |
257
|
109
|
103
|
|||
| Souche |
616
|
38
|
14
|
20
|
||
| Souchet |
1277
|
15
|
10
|
|||
| Soucheyre |
82
|
38
|
10
|
27
|
||
| Souchon |
1110
|
130
|
13
|
10
|
75
|
28
|
| Souq |
78
|
36
|
26
|
10
|
||
| Souquières |
185
|
61
|
51
|
10
|
||
| Suchet |
643
|
67
|
38
|
29
|
||
| Sucheyre |
34
|
14
|
10
|
|||
| Estoc |
19
|
15
|
13
|
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Dans l'Annuaire des Postes et Télégraphes de 1939, nous avons retrouvé pour vous : M.Souchon boucher à Vichy ; le général Souchal à Clermont-Ferrand et M.Soucheyre marchand de vin à Gelles ; M. Souquières pharmacien à Aurillac et une demoiselle Souchon couturière au Puy-en-Velay.
Pour l'anecdote, rappelons qu'on appelait autrefois « souche » le plus long des deux morceaux de bois sur lesquels les boulangers et les bouchers faisaient des entailles pour marquer la quantité de pain et de viande qu'ils fournissaient à crédit. La souche restait entre les mains du marchand, l'échantillon entre celles de l'acheteur.
Cas particulier : le patronyme Soucachet, très rare en France, moins
de 10 foyers, ne fait pas allusion à un éventuel « magot
» mis à l'abri (des sous cachés.) mais semble à rapprocher
du surnom de l'homme originaire de « Soucasse » (« la maison
située sous un arbre », de l'occitan « casse » : «
chêne »).
Parmi les noms rares, notons l'existence dans notre région des formes Soucher, Souchère, Souchard, Souchaud, Souchayre, Soucheire, Souchois, Souchu, Suchère. De leur côté, des patronymes plus fréquents comme Souchal, Souche, Souchet, Soucheyre, Souchon, Souq, Souquière(s), Suchet, Sucheyre sont représentés au total par 11 400 personnes en France. En Auvergne, environ 1300 personnes portent l'un ou l'autre de ces patronymes.
Ils se répartissent ainsi : 230 dans l'Allier, 160 dans le Cantal, 240 en Haute-Loire et 700 dans le Puy-de-Dôme.
Pierre-Gabriel GONZALEZ
(*) De « souche », « stock » est passé en Angleterre au sens de «récipient », puis de « fonds » et de « capital », avant de nous revenir avec la notion de « quantité restante ».
Source : Article transmis par Yvette Souquières de Marcolès le 15/9/2003.

Nous pouvons comptabiliser de nos jours différentes variantes orthographiques.
Ces variantes sont sans doute des transformations. Il en existe sûrement
d'autres.
Par convention et pour simplifier nous emploierons par la suite le patronyme
Souquières pour désigner l'ensemble de ces patronymes (sauf précisions contraires).
Ce choix est arbitraire.
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Orthographes annuaire du téléphone |
Nombre d'abonnés au tél. |
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Souquières
|
75 |
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Souquière
|
64 |
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Souquiere
|
21 |
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Souquieres
|
20 |
|
Souquiéres
|
5 |
|
Souquier
|
5 |
|
Souquié
|
4 |
|
Souquiére
|
3 |
|
Souquies
|
1 |
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Total
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200 |
Autres variantes constatées dans les actes anciens : Souquieyre, Socquieyre
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