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Ecu, Louis, Livre tournois :1266 St-Louis( un denier à l'écu = 4,13 gr d'or fin ; une livre Tournois = 8,271 gr d'or fin )
1385 Charles V ( crée un écu Couronné = 22 sous et 6 deniers = 4,08 gr d'or
fin)
1419 Charles VI( crée l'écu Heaumé =5,59 gr d'or fin = 30 sous)
1473 Louis XI revient à l'écu ( 3,68 gr d'or fin = 28 sous 4 deniers)
1577 l'écu ( 3,2 gr d'or fin = 60 sous)
1602 HenriIV rétablit le système Livre-sous et deniers Tournois ( l'écu 3,2
gr d'or fin = 65 sous)
1615 Louis XIII porte l'écu à 75 sous
1641 Réforme monétaire le Louis remplace l'écu et l'écu d'argent
(dit Louis d'argent = 25 gr d'argent pur = 60 sous = 6,25 gr d'or fin)
1709 Louis XIV revient à la livre Tournois ( 1 livre tournois = 0,38 gr d'or
fin)
1720 Louis XV ( 1 livre tournois = 0,31 gr d'or fin)
1785 Louis XVI ( 1 livre tournois = 0,29 gr d'or fin; 1 Livre = 4,45 gr d'argent
pur)
Un franc 1803 vaut~ = 15,72 f 1999
1830 vaut~ = 16,81 f 1999
1850 vaut~ = 18,75 f 1999
1860 vaut~ = 15,23 f 1999
1900 vaut = 18,04 f 1999
1910 vaut = 19,94 f 1999
1914 vaut = 17,28 f 1999
1915 vaut = 14,40 f 1999
1920 vaut = 4,89 f 1999
1930 vaut = 3,08 f 1999
1940 vaut = 2,05 f 1999
1950 vaut = 0,14 f 1999
1959 vaut = 0,085 f 1999
1960 vaut = 7,90 f 1999
1970 vaut = 5,49 f 1999
1980 vaut = 2,14 f 1999
1990 vaut = 1,16 f 1999
"L'estimation selon laquelle 20 francs 1999 valent un franc de 1910
est fausse"
"En effet un franc de 1910 (forcément un franc-or) vaut
environ 80 francs de 1999 (quatre-vingt francs).
Preuve : le plus fidèle reflet de l'érosion monétaire est
la valeur du timbre-poste ordinaire. Il suit de très près les
cours de l'or sur le long terme, et aussi le coût de la construction neuve.
Or sur un courrier de 1910, on peut voir qu'il a été affranchi
par un timbre de 5 centimes de l'époque, soit 1/20 de franc. Le même
timbre valait en 1959, à la création du nouveau franc, 15 francs,
donc 300 fois plus en valeur nominale qu'en 1910. Mais depuis 1960 aux années
2000-2010, l'érosion monétaire a divisé par 25 en moyenne
la valeur de la monnaie. Cela se vérifie sur une foule de denrées
: le pain ordinaire, (multiplication par 20), la construction neuve (multiplication
par 29), l'or (multiplication par 27), le SMIC (comparé au SMIG de 1959,
il a été multiplié nominalement par 28) et bien d 'autres
choses, la liste exhaustive est impossible. Donc le franc de 1910, nominalement,
valait 300 fois 25=7500 francs anciens de 2000, donc 75 francs Pinay de 2000,
ce qui vaut encore 11,43 euros.
Pour en déduire le prix du timbre-poste des années 2000, il faut
maintenant diviser ces 11,43 euros par 20, ce qui donne 0,57 euros.
On constate que 0,57 euros est exactement le prix du timbre-poste actuel, CQFD.
L'erreur vient d'une trop grande confiance dans les chiffres gouvernementaux,
qui sont dramatiquement sous-estimés. La mauvaise estimation impliquerait
que l'érosion monétaire depuis 1910 n'aurait été
en moyenne longue que de 3 pour cent par an. Ce qui est d'une fausseté
criante : s'il en avait été ainsi, il n'y aurait pas eu de crise
monétaire en France depuis 1910 ! or le ''franc Poincaré'' de
1928 consacre la division par 6 de la valeur du franc de 1914, ce qui, pour
la période 1910-1928, implique une érosion monétaire de
plus de 10 pour cent l'an en moyenne. De 1928 à 1939, en onze ans, on
a une nouvelle dépréciation du franc qui divise sa valeur-or par
4, ce qui correspond à 13,5 pour cent d'érosion monétaire
par an sur la période 1928-1939. Entre 1939 et 1950, nouveau plongeon
dramatique du franc : un ouvrier au plus bas niveau de l'usine de Pamiers (Ariège)
gagnait en 1950, je m'en souviens personnellement, 8000 anciens francs par mois.
Or, un comptable compétent gagnait en 1938 un salaire considéré
comme confortable de 800 francs par mois. Donc il y a eu entre 1939 et 1950
une division au minimum par 10 de la valeur-or du franc, ce qui correspond pour
la période à une érosion monétaire moyenne de 23
pour cent l'an. De 1950 à 1960 (je l'ai vécu, le SMIG a été
multiplié nominalement par 3,5, ce qui correspond à une érosion
monétaire moyenne de 13,3 pour cent l'an. De 1973 à 1982, l'érosion
monétaire moyenne a dépassé 10 pour cent l'an (15 pour
cent rien qu'en 1975).
La division de la valeur intrinsèque du franc par 8000 entre 1910 et
aujourd'hui correspond à une érosion monétaire moyenne
de 9,5 pour cent l'an. Ce qui est sûrement au-dessous de la réalité,
mais bon, on peut adopter ce chiffre.
Les deux seules périodes de relative stabilité monétaire
(c'est-à-dire d'érosion monétaire entre 2,5 et 4 pour cent
l'an) sont la courte période 1961-1968 et la période 1983-2010,
surtout à partir de la ''politique du franc fort'' menée sous
Bérégovoy. Ces périodes expliquent que malgré les
chiffres ci-dessus, largement supérieurs à 10 pour cent l'an de
1914 à 1960, on arrive jusqu'à aujourd'hui à une érosion
monétaire moyenne de l'ordre de 9,5 pour cent l'an seulement. "
Jean-Marie ARNAUDIES (jmarnaudies [at] aol.com) Mathématicien retraité,
ancien élève de l'ENS Ulm, agrégé et docteur en
Mathématiques, professeur de Math Spéc. M' jusqu'en 1990, puis
à l'université de Paris VI-Jussieu jusqu'en 2001
Testament du Marquis Louis de Fontanges du Chambon 14 avril 1785
Voici les principaux points de son testament:Marie-Angélique de Fontanges conduite à la Cour de Versailles en 1676 devint la favorite de Louis XIV. Comblée de faveurs et présents, le Roi la fit Duchesse avec une pension de cent mille livres ( ~ 2,5 millions de francs 1999) annuelles. Elle mourut à la cour en 1681, elle n'avait pas vingt ans, en laissant une fortune conséquente à sa famille, le Marquis Louis de Fontanges était un de ses descendants. Il fut déchut de ses droits lors de l'abolition des privilèges, le Chambon son château fut brulé en 1793. Il mourut peu après.
Note de l'auteur : la livre de l'époque est égale à 18,85 f 1999. Les honoraires perçus par le notaire ( Jean-Baptiste Monanges) sont de 224 livres + la même somme pour l'enregistrement
Testament de Jean-Baptiste Monanges notaire sus nommé 1783 : donne à son épouse Marie Dellestable 150 livres pour faire donner des messes pour le repos de son âme et donne à sa nièce ( il n'a pas d'héritier) la somme de 10 000 livres ( 188500 f 1999) à son décès ainsi que les revenus de son étude.
Testament de Leger Monange journalier à Chirac 1786 : donne au curé de Chirac 10 livres pour dire des messes et donne à sa fille légitime et unique Catherine 700 livres (13000 f 1999)
Quelques éléments du niveau de vie de l'époque :
Les éléments précédents ont étés relevés sur les actes notariés de l'époque, les éléments monétaires sont issus des données communiquées par le service communication de la Banque de France.
Texte de Jean Monange - Février 2001

Age minimum au mariage, exigé par la Loi pour qu'un individu
puisse contracter un mariage
Avant 1792 (Droit Canonique) : 12 ans pour les femmes. 14 ans pour les hommes.
Depuis Loi du 20 septembre 1792 : 13 ans pour les femmes. 15 ans pour les hommes.
Depuis Loi du 1er germinal an XII: 15 ans pour les femmes. 18 ans pour les hommes.
Age à partir duquel le consentement des parents n'est plus exigé
Ordonance de Blois en 1579 : 25 ans pour les femmes. 30 ans pour les hommes.
Depuis Loi du 20 septembre 1792 : 21 ans pour les deux.
Depuis Loi du 1er germinal an XII : 21 ans pour les femmes. 25 ans pour les
hommes.
Depuis Loi du 21 juin 1907 : 21 ans pour les deux.
Depuis Loi du 5 juillet 1974 : 18 ans pour les deux.
Autres détails sur http://christian.sourdaine.free.fr/page06.htm
Janvier 1780, le curé de la paroisse de Lassouts (Aveyron), certifie avoir satisfait à la lecture de l'édit concernant les femmes et filles de mauvaise vie. Le 31 décembre 1780, il certifie à nouveau avoir satisfait à la lecture de l'édit concernant la grossesse des femmes et filles de mauvaise vie. Quel est cet édit ?
En février 1556, Henri II a publié un édit aux termes duquel les filles célibataires enceintes sont tenues de déclarer leur grossesse auprès d'un officier ministériel, généralement un notaire, afin de ne pouvoir, ensuite se débarrasser impunément de leur nourrisson. Édit du roi Henri II qui prononce la peine de mort contre les filles qui ayant cachée leur grossesse et leur accouchement, laissent périr leurs enfans sans recevoir le baptême ...
" .... Et estant düement avertis d'un crime très énorme & exécrable en nostre Royaume, qui est, que plusieurs femmes ayant conceu enfant par moyens déshonnettes ou autrement, déguisent, occultant et cachant leurs grossesses, sans en rien découvrir et déclarer; Et avenant le temps de leur part, & délivrance de leur fruit, occultement s'en délivrent puis le suffoquent,meurdrissent, & autrement suppriment, sans leur avoir fait impartir le Saint Sacrement de Baptême. Ce faict les jettent en lieux secrets & immundes, ou enfouïssent en terre profane, les privans par tel moyen de la sépulture coutumière des chrétiens......"
Cet Edit sera repris en 1585 par le roi Henri III.
Le 26 février 1708 une déclaration de Louis XIV ordonna aux filles non mariées et aux veuves qui attendaient un enfant de déclarer leur grossesse sous peine de mort. Les femmes enceintes n'avaient pas l'obligation de nommer l'auteur de leur état. Si elles le faisaient, mention en était portée dans l'acte.
Le curé de chaque paroisse était tenu d'en faire rappel de "3 mois en 3 mois" (sic) à la messe dominicale. Les documents trouvés ne sont pas rares, l'inscrire sur les registre était aussi une façon de se protéger contre d'éventuelles poursuites.
Pour ce qui arrive aux filles-mère n'ayant pas fait cette déclaration : http://perso.wanadoo.fr/j.marchal/anecdotes/petitehist.html
Texte de J. Marchal
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