Un métier d'antan
le Sabotier / l'esclopièr

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Naissance d'un sabot (page 5)

rondin un rondin de bouleau rondin équarri à la hache rondin équarri à la hache

 

puis à l'herminettepuis à l'herminette dégrossi au paroir dégrossi au paroir enfin creusé enfin creusé

 

avec une bride en cuir il peut recevoir une bride en cuir

pour la neige ou à laçage frontal pour affronter la neige semelles morla au talon et semelle en tôle fixée par des tachouns

 

 

Faire durer les sabots :

Divers procédés permettaient aux sabots de ne pas fendre au séchage :

Les habitants du bourg faisaient " ferrer " leurs sabots avec des ferrures Wood-Mine en caoutchouc : silence et confort.

Les cultivateurs préféraient du résistant : ils allaient voir le forgeron qui usinait des talons métalliques fixés par trois pointes dans les oreilles de fer. Ces morla emprisonnaient le talon et le garantissaient à la fois de l'usure et de l'éclatement.

Pour la semelle, deux techniques prévalent : une plaquette de fer, en forme d'ogive, ou une tôle récupérée dans une boîte de conserve. La fixation se faisait à l'aide de tachouns (clous) à tête ronde. L'inconvénient de ces ferrures réside dans le fait qu'elles " attrapent " la neige ; il faut interrompre la marche pour dessocar (détacher le bloc de neige).

Certains découpaient de vieux pneus d'auto et clouaient ces semelles inusables.

talon en fertalon en cuir

   Talon en fer          Ferrure caoutchouc

 

Epilogue :

Le sabotier fabrique le sabot tout en bois (1) ; il fait aussi des sabots à talons de bois et dessus cuir (2) et des galoches et socques à semelle bois et dessus cuir (3).

tout en bois 1

talons de bois 2

semelles en bois3

Le sabot ne devait pas survivre à la moitié du XXe siècle. La saboterie artisanale subissait un net déclin avec l'arrivée de la saboterie industrielle. Le prix de revient baissait avec la qualité. Les acheteurs attirés par les prix intéressants voyaient les talons éclater et les semelles se fendre.

En 1938-1939, la botte et le sabot de caoutchouc synthétique envahissent le marché. La guerre redonne un peu de travail aux sabotiers. A la fin du conflit, l'arrivée des " godasses " des surplus américains, puis la production massive de bottes et de sabots en PVC condamnent définitivement la saboterie.

Los esclops
Quant te costeren, (ter)
Tos esclops ?
Quand eren (ter)
Niöus.

Les sabots
Combien te coûtèrent
Tes sabots ?
Quand ils étaient
Neufs

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